Langues mortes : quels métiers en ont encore besoin ?

Une langue ne sert pas uniquement à parler, elle permet aussi de décrypter le passé par la compréhension de textes anciens et de textes littéraires à l’origine de notre culture. Certes, aujourd’hui, très peu de personnes parlent le latin ou le grec, mais cela ne signifie pas que l’on ne peut pas gagner sa vie en maîtrisant ces langues.

Les langues mortes comme langues de travail

Quand on recherche les métiers en langues mortes où l’on peut au moins utiliser deux langues anciennes, on trouve la profession d’archéologue qui étudie l’archéologie classique. La théologie est un autre domaine dans lequel on peut couramment utiliser le latin, le grec ou l’hébreu, mais ce choix ne correspond pas aux goûts de tous. Si vous recherchez un métier où vous pouvez utiliser les langues anciennes tout en gagnant bien votre vie, vous avez aussi le métier de pharmacien ou les professions en lien avec la médecine, la zoologie ou la biologie, notamment dans le domaine de la recherche. Le grec ancien permet également d’exercer des métiers en lien avec l’histoire ancienne, et bien sûr la philosophie.

Des langues peu demandées

Il ne fait aucun doute que les métiers en langues mortes ne font pas l’objet d’une multitude d’offres d’emploi, contrairement aux langues étrangères « modernes » avec lesquelles on peut exercer les métiers d’interprète, de traducteur ou d’enseignant. Pour devenir archéologue, vous devez certes connaître des langues anciennes comme le latin, le grec, l’hébreu, mais vous ne devez pas seulement dépendre d’un seul salaire. Que diriez-vous, par exemple, de donner des cours particuliers ou des cours de langue le soir à un groupe d’adultes intéressés par les cultures anciennes ? Avec les langues anciennes, il est probablement plus facile de se faire de l’argent supplémentaire plutôt que d’en faire son gagne-pain principal.

Les métiers de l’enseignement

Aujourd’hui, la plupart des lycéens qui optent pour l’apprentissage de langues anciennes comme le grec ou le latin ne le font plus parce qu’ils veulent en faire leur métier, excepté ceux qui souhaitent les enseigner plus tard à leur tour. Les métiers en langues mortes sont rares et ouvrent peu de portes. Il faut voir l’étude des langues anciennes comme un atout supplémentaire pour comprendre les mythes fondateurs de notre culture, la littérature ou encore les sciences politiques. Ces langues constituent une formidable ouverture sur le passé qui permet de mieux comprendre le monde actuel. Elles forment l’esprit et permettent de développer des méthodes de travail qui aident dans l’exercice de nombreuses professions comme linguiste, ethnologue, professeur d’université, enseignant-chercheur et d’autres encore.

Comment partir apprendre une langue à l’étranger ?
Les formations possibles pour devenir auxiliaire de vie